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les machine a sous a billes : histoire des casinos terrestres

Ces appareils fonctionnant grâce à la mise en mouvement d’une bille sont assez nombreux. Ils sont apparus très tôt en France. On en distingue deux types : les machines à billes murales (à chute ou à spirale) et les appareils horizontaux. Les machines murales figurent parmi les plus attachantes. Elles ont un aspect généralement très soigné, à base de velours épais aux couleurs vives, et sont agrémentées de décors raffinés en cuivre repoussé peint ou émaillé. Les textes sont toujours écrits manuellement, parfois même au pochoir, et la diversité de leurs thèmes paraît illimitée. Il semble que ce ne soit pas le jeu, quelque peu désuet, qui attira en premier les clients (les législateurs ne tolérant que des gains en jetons de consommation de deux ou trois fois la mise), mais l’esthétique des machines.

Les premières machines à billes dérivaient en fait des cascades à sous dans lesquelles la bille remplaçait la pièce initiale. Un système
généralement simple de basculeur libérait une bille au passage de la monnaie, la bille arrivait ensuite sur le dessus d’un poussoir qui, tiré par le joueur, projetait la bille dans le haut de l’appareil grâce à un ressort comprimé par le mouvement. Une fois en haut de sa course, la bille retombait sur de multiples clous avant d’arriver dans des cases perdantes ou gagnantes ; dans ce dernier cas, il ne restait plus qu’à tourner la poignée de gauche pour obtenir un jeton de consommation.

Si, dès 1900, ces jeux sont opérationnels chez nos voisins anglais et allemands, il faudra attendre 1903 pour que quelques Français créent leurs propres modèles (Chollet 1904, Pereaux 1904, Bignell 1905…).
Quelque temps plus tard, alors que ces cascades à billes commençaient à voir leur popularité diminuer, elles furent remises au goût du jour grâce à une nouveauté de Henri Pessers (GrandeBretagne) : la bille tombait toujours en sautant sur des clous mais elle pouvait cette fois être récupérée par le joueur s’il dirigeait habilement une petite coupelle qu’il promenait de gauche à droite grâce à une poignée.

C’est le Clown Bajazzo, oeuvre signée Jentzsch et Meerz (Allemagne), qui aura le plus gros succès fabriqué à plusieurs milliers d’exemplaires, il connaîtra de nombreuses variantes entre 1906 et 1950.
Côté français, on vit également quelques belles réalisations utilisant ce principe tels l’Aviateur réserviste et le Papillon bleu de Moreau, Maurice et Mole, le Tripoli ou encore l’Athlète de Pierre Romand, quatre appareils fabriqués en quantité minime au vu de ce qu’il en reste aujourd’hui. 1907 marque, en France, une véritable révolution dans le monde de l’automatique l’arrivée des spirales â billes. Le principe, pour une fois cent pour cent français, est très simple : on introduit une pièce (5 ou 10 centimes en bronze) dans le monnayeur, généralement situé en haut à droite, et le poids de la pièce actionne un petit balancier qui libère la bille dans le bas de l’appareil. Le client actionnait ensuite le petit levier de droite qui projetait la bille sur le rail, elle tournait à l’intérieur de la spirale et finissait par tomber dans des trous situés au centre de la machine.

La première machine de ce type fabriquée en nombre fut L’Entraîneur de Bussoz en juillet 1907. Puis c’est le tour du Tourbillon en 1908. Devant le succès des appareils de Bussoz, son ami et exploitant Raymond Le Dentu se mit à construire Certains fabricants pousseront plus loin ses propres machines, d’abord dans l’unique but de les exploiter personnellement. Ce menuisier de formation s’entendit avec Guillebert pour la partie mécanique. De cette association naquirent rapidement la Rafale et le Dédale, appareils de petite taille qui se jouaient avec des billes d’ivoire. Dans le même style, mais plus richement décorés, Angélique mit en service deux superbes jeux le Polo et le Sorcier.

En 1908, Abel Nau, jusqu’alors spécialisé dans les roulettes, crée une très belle machine en chêne massif où le texte est en fonte moulée et non sur du carton peint et dont la principale nouveauté est le paiement automatique le Coq Phénix est né (juillet 1908). Initialement, les billes, après un tour et demi, tombaient dans les alvéoles de la galerie centrale si la force de lancement avait été bien calculée, ou tapaient à l’extrémité de celle-ci si la force exercée était trop forte (et avait ainsi toutes les chances de tomber dans le dernier orifice, toujours perdant naturellement).

En avril 1908, Camille Luche (marque déposée ELCE) améliore considérablement le système en supprimant la butée en fin de course, la bille pourra désormais faire cinq ou six fois le dernier tour puis, soit tomber dans une des alvéoles, soit revenir devant le tapeur pour ètre expédiée à nouveau dans la spirale, ceci jusqu’à ce qu’elle pénètre dans une des cases gagné > ou perdu ». Luche adapte son système sur l’Idéal et Bussoz fait de même en novembre 1908 avec Le Douze puis en 1909 avec Le Mille. Les Français vouent une grande passion à ces appareils au charme évident. Le système était des plus simples, ce qui explique le nombre impressionnant de mécaniciens qui du jour au lendemain se sont déclarés « constructeurs d’appareils automatiques ». La plupart d’entre eux n’ont créé que quelques modèles, voire un seul, et bien souvent n’ont pas laissé la moindre trace permettant une identification. De plus, si la construction s’avérait relativement aisée, la diffusion, elle, présentait plus de difficultés. Pour y remédier, ces « artisans du dimanche » faisaient souvent appel à des fabricants de renom, ou simplement à des exploitants aux activités plus tentaculaires, qui n’hésitaient pas à apposer leur propre marque avant de commercialiser les appareils.
leur démarche afin de se démarquer de leurs concurrents : Charles Pasteur crée ainsi en novembre 1908 une superbe machine à automate les Guguss où deux clowns et deux grenouilles doivent se passer la bille ; il fera un second modèle à automate et trajectoire variable en 1910. Maurice et Isaac Kaufmann (K. F) sortiront début 1909 une machine, elle aussi intéressante l’Addition, où les deux billes distribuées devront tomber dans des cases dont les valeurs totalisent douze. Tout aussi spéciale est l’AP-ER-IT-IF, mis au point fin 1909 par Oswin Franke. C’est une véritable incitation au jeu car chaque fois que la bille pénètre dans un trou surplombant une syllabe du mot apéritif, la bille est rendue au joueur et la syllabe s’affiche ; lorsque le mot est complet un jeton est distribué. Émile Train améliore lui aussi, encore en 1909, les spirales à billes il invente un système permettant au joueur de choisir lui-même les trous gagnants parmi trois possibilités, donnant du même coup un aspect d’honorabilité à ces machines puisque les positions gagnantes et perdantes n’étaient plus, de ce fait, imposées par le fabricant. Antoine Feige fabrique, toujours en 1909, de superbes appareils entièrement marquetés où la découpe de la porte suit la piste de lancement des billes le Triomphe. Le jeu consiste à mettre plus de deux billes dans le même trou, la troisième permettant d’obtenir un jeton et les billes en réserve perdues par les joueurs précédents.

La mécanique est très complexe et malheureusement en zamac, métal instable qui gonfle avec les années et rend ces machines inutilisables aujourd’hui. Certaines machines sont munies d’une case » réserve » ; cette invention avait pour but de pimenter un peu le jeu en distribuant parfois un bonus. Les billes qui tombaient dans cette case s’empilaient dans un tube visible de l’extérieur, une sorte de jackpot avant l’heure. Lorsque la chance souriait et que l’on atteignait enfin un trou gagnant, on obtenait non seulement un jeton mais également les billes en réserve ; on pouvait ainsi rejouer trois ou quatre billes et gagner de nouveaux jetons. Malheureusement, ce système n’eut pas les faveurs des législateurs qui en interdirent rapidement l’usage. Ce qui explique qu’aujourd’hui encore on trouve souvent des jeux dont le texte de façade, mis par-dessus l’original, ne correspond pas au mécanisme. L’exploitant, soucieux d’être en règle mais ne voulant pas perdre son outil de travail, avait transformé celui-ci pour le mettre en conformité avec les lois en vigueur. Sur les machines françaises, on retrouve souvent les mêmes matériaux chez les divers fabricants. Pour les décors, ils utilisaient un fond de velours de coton épais parsemé de divers agréments décoratifs ; le rail de roulement est en fer nickelé ou laiton et les éléments de façade en laiton ou zamac également nickelés. La caisse et la porte sont généralement en noyer, quelquefois en merisier, et un fronton finement sculpté surmonte le tout, à la fois pour parfaire l’ensemble et pour cacher la poignée de transport. La France a eu pratiquement l’exclusivité de ces jeux au début du siècle. Ce type de machines était inexistant aux États-Unis. Quelques modèles sortirent en Allemagne et en Angleterre beaucoup plus tardivement sous la forme des All Win dont la fabrication grâce à leur succès et aux tolérances légales continua jusqu’au début des années cinquante.

Les années trente ne sont guère plus riches ; le Joker Boule de Raymond Courtot (1936) est à peu près le seul à être produit en grand nombre. On observe également quelques cascades à billes, mais toutes ces tentatives ne font pas le poids devant l’arrivée en masse, en 1932, des billards à épingle. Ancêtres des flippers, ces appareils ont franchi tout d’abord nos frontières avec les importations en provenance des États-Unis parmi lesquelles l’Arc-en-ciel et la Coupe d’argent (Silver Cup) furent les plus répandus. Devant les prix élevés des taxes et frais de transport, qui faisaient plus que doubler le tarif initial, de nombreux Français se mirent à fabriquer ces machines, avec plus ou moins de bonheur, et des jeux beaucoup plus sobres que les modèles américains.

Jusqu’en 1934, une bonne partie de ces appareils récompensait en jetons de consommation les joueurs ayant atteint un bon score ; ce système fut interdit cette année-là et les modèles suivants durent s’adapter et rester de simples jeux avec lesquels le client se contentait de faire le plus de points possible.
Deux innovations vont relancer la mode de ces appareils un peu trop simplistes au départ. Tout d’abord, l’arrivée du bumper, sorte de champignon sur lequel la bille rebondit gràce à un renvoi électrique ; Bally est le premier, en 1937, à en équiper un jeu appelé justement le Bumper. C’est ensuite Gottlieb qui innove avec le flipper, sorte de petit bras commandé par deux boutons situés de chaque côté de la machine et dont le mouvement relance la bille en haut du plateau. Le Humpty Dumpty est le premier à bénéficier de cette invention déterminante pour l’avenir de ces jeux. Incontestablement, les flippers et les jackpots seront les deux sortes d’appareils à avoir la vie la plus longue de l’histoire de l’automatique. Actuellement, seule la marque Stem continue à fabriquer des flippers.

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