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Interdiction des jeux en ligne en Afrique du Sud

Le 20 août 2010,  la Haute Cours de Justice de North Gauteng  a rendu sa décision en rapport avec la vie des sites jeux d’argent. Malheureusement pour ses derniers,  elle ne leur a laissé aucune chance et a décrété que désormais tous les jeux en ligne qui traitent de l’argent sont interdits sur tout le territoire de l’Afrique du Sud.

Si on revient un peu en arrière, la Coupe du Monde de football que ce pays a accueilli en juin-juillet dernier a donné un bon coup de pouce à l’industrie du jeu dans le pays.

En effet, pas moins de 90 millions de livres sterling sont entrés dans les caisses de l’Etat grâce aux sites de pari en ligne. Aujourd’hui cependant, les internautes sud-africains ne peuvent plus avoir recours à toute forme de jeux d’argent en ligne comme le casino, le poker ou encore les paris sportifs et autres. Les opérateurs n’ont plus le droit de proposer ce genre de service sous peine d’encourir des peines sévères d’amende et d’emprisonnement. Mais c’est une mesure qui est loin d’étonner les natifs ainsi que ceux qui connaissent bien l’histoire de l’Afrique du Sud.

Il a été pendant longtemps considéré comme étant un pays liberticide par rapport aux jeux d’argent. Toutes les activités qui étaient liées aux paris en ligne ont été réduites au strict minimum. Les casinos à l’époque ne pouvaient exister que dans les homelands, des sortes de territoires virtuels qui permettaient une plus facile surveillance des populations noires. Rappelons que c’était encore du temps de l’apartheid.

Ces salles de jeux n’étaient accessibles qu’aux personnes natives sud-africaines. Ce n’est qu’à l’arrivée de Nelson Mandela au pouvoir en 1994 que ses maisons de jeux ont été ouvertes à tout le pays ainsi qu’à tout le monde. Alors à peine 16 ans plus tard, revoilà que les méthodes de l’ancien régime semble revenir petit à petit. Au lieu d’opter pour une mise sous pression des fournisseurs d’accès pour qu’ils protègent les joueurs en bloquant des sites illégaux comme dans les pays européens par exemple, ses mesures semblent draconiennes. Les joueurs tentent de comprendre la motivation d’une telle décision mais sans vouloir courir le risque d’offenser l’Etat.

Comparer aux pays européens, l’Afrique du Sud a décidé de bouder le choix de la modernité dans la manière de renflouer la caisse de l’Etat grâce aux divers pourcentages, impôts et taxes à tirer sur ses sites de jeux en ligne. En France par exemple, malgré la nouvelle législation qui limite pour le moment les joueurs français à n’accéder qu’aux sites nationaux, cela n’empêche cependant pas les férus de poker et de jeux de casino de jouer sur ces sites. Peut-être qu’il existe une baisse sur le chiffre d’affaire mais ce n’est pas pour autant une lacune certaine comme pour l’Afrique du Sud. Ce qui étonne surtout c’est que les dirigeants sont sûrement conscients de l’apport bénéfique conséquent que la Coupe du monde de football a rapporté pour le pays. Mais apparemment, c’est loin d’être suffisant pour les convaincre d’un certain avantage et pas des moindres de l’existence de ces sites, surtout si la règlementation est adéquate. Aujourd’hui, c’est une porte importante que le pays ferme car les fournisseurs d’accès Internet auront la lourde tâche de veiller à ce qu’aucun échange n’existe entre les sites de jeux en ligne et les internautes. Une tâche qui leur coûterait dans les 10 millions de rand soit environ 880.000€ et une dizaine d’année à l’ombre s’ils s’amusent à détourner la loi. Des mesures que le monde du jeu considèrent et estiment même trop sévères et qui portent atteintes à la liberté des individus.

Les organisateurs des World Series Of Poker  sont également une des grandes victimes de cette nouvelle législation. En effet, ils avaient dans leurs projets d’exploiter les territoires sud-africains et de mettre Johannesburg dans son circuit pour cette année. Le groupe compte organiser deux events dans les salles de l’Emerald Resort and Casino du 24 au 31 octobre prochain. Dans ces tournois, on aurait une compétition de Pot Limit Omaha durant trois jours avec un buy-in de 1.100 dollars et un rebuy de 300 dollars avec 200 joueurs à l’affiche. Les WSOP étant un des meilleurs moyens pour faire connaître le poker, les joueurs mais également le pays qui les reçoit. Malheureusement,  la nouvelle interdiction sud-africaine vient de couper l’herbe sous les pieds de tous ceux qui avaient espéré y trouver leur bonheur.

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