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Course truquée: l’arnaque !

Pierre-Désiré Allaire a suivi de très près cette affaire de Monsieur X, des discussions fusent avec deux de ses amis Paul Nivol et Roger Vercruysse, tous deux entraineurs de trotteurs et possédant chacun un haras avec pistes d’entrainement à Liverdy en brie, en Seine et marne.

Paul Nivol entraine une cinquantaine de chevaux trotteurs, il est très habile et est déjà habitué à se façonner des petites affaires de jeux mais tout seul, sans rien dire a personne, en ne gênant aucun de ses amis entraineurs. Pour employer un jargon plus approprié il prépare ses chevaux, il les « bigorne », pendant deux trois courses, c’est à dire qu’il les retient.
Par cet effet le cheval n’interresse plus les parieurs qui le délaisse, la côte du cheval monte inéluctablement, Paul Nivol attend le jour j, il vise une course dans laquelle son cheval aura une première chance, une course ou son cheval sera au dessus du lot, au dessus des autres, mais voilà seul lui le sait, il aura auparavant détourner l’attention des parieurs en ne faisant figurer son cheval que dernier ou avant dernier et le jour de la « bonne » course, la course « visée il fera gagner son cheval tout en ayant pris soin le matin d’avoir misé une bonne somme d’argent sur les chances de son partenaire.
Le tour  joué, personne n’ayant rien vu, il lui suffira de le faire avec un autre cheval ou de recommencer quelque temps plus tard avec le même.

Pierre-Désiré Allaire voit plus grand, beaucoup plus grand, les deux hommes sont très amis et Allaire, bel orateur et meneur d’hommes, n’aura aucun mal à convaincre son ami de l’avenir qu’il prévoit. Le plan est simple Paul Nivol s’occupe « d’arroser » (de payer) certains drivers de facon à ce qu’ils retiennent leurs chevaux et Allaire s’occupe de placer les enjeux. Ils prennent également soin d’acheter des chevaux du même âge avec les mêmes gains, de telle manière qu’ils courent dans les mêmes courses.
Il faut en effet savoir qu’au trot les chevaux courent en fonction de leur âge et de leurs gains ce qui détermine leur valeur, dès qu’ils gagnent et prennent plus de gains ils courent dans des courses plus relevées. Ils placent ces chevaux sous des noms de propriétaires différents, chez des entraineurs eux aussi différents ce qui implique que parfois sur 15 ou 16 partants 12 chevaux leur appartiennent. Rien de plus facile par conséquent en donnant des ordres agrémentés d’un peu d’argent à l’entraineur et de préconiser à celui-ci qu’il serait de bon ton que ce jour là le cheval soit sixième, septième ou huitième. Ils ne leur restent plus qu’a parier sur les chevaux restants  et d’aller encaisser leurs gains au PMU ou à l’hippodrome.

Comme nous vous le disions tout à l’heure, les prix distribués aux gagnants étaient minimes dans les courses de trot, il était donc très facile de proposer au driver d’un favori de prendre 3000 francs et de rester derrière, alors qu’il n’était même pas sûr de gagner la course. Le montant du prix était déjà acquis au driver ou au jockey.

Mais voilà Pierre-Désiré Allaire voit encore plus grand il souhaite développer cette industrie, il s’associe à plusieurs autres personnes, des jockeys, des entraineurs, des propriétaires mais aussi des gangsters qui sont partout où l’argent est facile, chacun le sait.

Les courses à couplé sont les plus lucratives, il s’agit de trouver deux chevaux sur les trois premiers, si vous êtes premier second ou second premier vous touchez le couplé gagnant, si vous êtes second troisième ou premier troisième et l’inverse vous touchez le couplé placé, le montant du couplé placé est d’environ cinq fois moins que le couplé gagnant.

Il y avait à cette époque trois couplés par jours sur trois courses différentes alors que de nos jours il y a des couplés dans toutes les courses, quand au tiercé , quarté, quinté, il y en a un tous les jours.

Allaire et ses complices jouaient chaque jour les trois couplés, deux étaient des courses normales et une course avait été « arrangée ». Ils jouaient, à 4 ou 5 associés, 30 millions d’anciens francs par couplés soit 90 millions d’anciens francs par jours. 900 000 nouveaux francs l’équivalent de nos jours de  140 000 euros. Parfois les couplés « non arrangés » étaient aussi gagnants ce qui ne gâchait rien.

Mais une manne aussi juteuse attire bien des convoitises et notamment chez les « voyous », les amis des amis se multiplièrent, chacun voulant faire plaisir à son entourage proche et ce n’est un secret pour personne que pour une entreprise qui se doit d’être secrète plus il y a de monde au courant plus il y a risque de fuite.

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