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Braquages aux casinos

Les casinos, du fait des sommes énormes brassées, sont source de convoitise. Bien que les casinos soient de véritables forteresses, ce sont des lieux de prédilection pour les malfrats qui cherchent à faire le casse du siècle ou encore pour les joueurs cherchant de nouvelles techniques de triche.
Des villes de casinos comme Macao ou Las Vegas sont bien entendues très prisées par le grand banditisme.
Les braquages dans les casinos sont une source d’inspiration pour le cinéma.
Dans les films de casino, citons Ocean’s Eleven de Steven soderbergh où la bande de braqueurs de Danny Ocean  décide de dévaliser en une nuit les trois plus grands casinos de Las Vegas.


Histoire d’un braquage

En 1978, Jacques Mesrine attaque le casino de Deauville. Sans violence, ce braquage avait été soigneusement préparé. Mesrine se vantait de ne jamais tuer « inutilement ». Mesrine et ses complices avaient déjà pris la fuite lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux.

Triche au casino Borgata d’Atlantic City (2007)
Le plus grand tournoi de poker organisé au casino Borgata d’Atlantic City dans le New Jersey ayant réuni à la fin du mois de juin pas moins de 337 joueurs, au droit d’entrée de 5000$, pour une cagnotte globale de 1,7 millions de dollars n’a pas seulement attiré les meilleurs joueurs de poker mais également des escrocs qui ont tenté de frauder à l’aide d’un matériel technologique sophistiqué. C’est un scénario de pointe digne d’Ocean Eleven.
Les escrocs interceptaient le flux vidéo des caméras filmant les mains des joueurs utilisés pour une retransmission télévisée. Les informations interceptées étaient ensuite transmises à un autre joueur de la table. Quatre suspects ont été arrêtés par la police du New Jersey dans une chambre d’hôtel où l’équipement technologique de pointe a été trouvé.

En 2007, le braquage du Casino de Bruxelles a permis aux malfrats de partir avec un butin de 820.000 euros suivant l’évaluation du directeur de l’établissement Tim Cullimore.
Quatre hommes, dont un était armé d’un fusil-mitrailleur, ont braqué le casino de Bruxelles sans faire de blessés. Le braquage s’est fait très rapidement, les quatre hommes ont agi de manière professionnelle en 3 minutes.

Braquage avril 2009 casino Annemasse
« Vers minuit et quart, je suis entré dans le casino quand le braquage a eu lieu. Au début, j’ai cru à une bagarre près des machines à sous, tout le monde était affolé, même les gens de la sécurité. Mais ce n’était pas ça. J’ai vu un homme cagoulé, puis tout le monde s’est jeté à terre en obéissant aux ordres donnés». Ghislain (prénom d’emprunt), noctambule du samedi soir, n’a pas encore digéré ces quelques minutes, qui ont fait monter si fort son taux d’adrénaline. En effet, trois braqueurs cagoulés et armés jusqu’aux dents, ont fait trembler l’établissement des bords de l’Arve. Dans la nuit de samedi à dimanche, le casino comptait une centaine de personnes occupées à jouer aux machines à sous, quand la scène s’est produite. Une minute trente. Il n’a pas fallu plus de temps pour semer la panique. Les trois hommes sont rentrés en courant, menaçant le personnel et les joueurs, avec des armes de gros calibre: fusil à pompe, Kalachnikov et pistolet automatique. Un autre homme les attendait à l’extérieur, dans une BMW. Ils se sont dirigés vers les caisses, où les clients changent leur argent contre des jetons pour jouer aux machines à sous. Ils ont tendu un sac et en dix secondes, il s’est rempli de coupures.
Le butin de l’opération s’élève à 30 000 €.

À l’intérieur, les clients obtempèrent. Ghislain entend des cris et comme d’autres, il se faufile vers les toilettes. Le temps paraît interminable. Mais l’orage finit par passer. Sans coup de feu et sans faire de blessé. Quand il réalise que le cauchemar est fini, Ghislain regagne les caisses. Il veut rendre les jetons, reprendre son argent et rentrer chez lui. Pendant une dizaine de minutes, elles sont fermées. Il dépense l’argent comme il l’avait prévu. Petit à petit, l’esprit du jeu réapparaît. Les joueurs reviennent s’asseoir autour des babasses. Incroyable, tout continue comme s’il ne s’était rien passé. Pendant ce temps, les malfrats prennent la direction de Lyon par l’autoroute.

À Archamps, ils brûlent la voiture. Le casino d’Annemasse a connu samedi soir son quatrième hold-up en cinq ans ans. La police judiciaire d’Annecy confirmait hier qu’un seul d’entre-eux avait été élucidé. Régis Descamps, directeur de l’établissement les a tous vécus. Pour lui, ce hold-up éclair a été le plus impressionnant.

En France et en Belgique, les casinos notent une recrudescence des braquages.
Citons cette année les braquages des casinos de Spa et Namur, le braquage au casino du Fayet.

Les casinos en ligne ne sont pas épargnés non plus. Des joueurs ont réussi à trouver des failles et en ont tiré parti. La plus grande fraude au poker online fut celle de Pacific Poker où la fraude a été estimée à 800 000 euros.